Arthus - de futur ingénieur à futur agriculteur bio

Par Claire le 20/12/2021 dans Ils se sont mis en mouvement

“Ma mise en action m'a permis de gagner du sens et de la cohérence avec mes valeurs”

Avec Arthus, on s’est un peu courus après pour cette interview. Quand je l’ai contacté la première fois, il était sur la route, dans un endroit où le réseau passait mal. Il a fallu s’y reprendre à cinq fois pour réussir à terminer cette première conversation ! Finalement, début novembre, Arthus s’étant posé, on a réussi à avoir notre discussion.

Bonjour Arthus, tu viens d’intégrer un BPREA depuis début décembre. Peux-tu m’expliquer de quoi il s’agit ?

Un BPREA est un Brevet Professionnel Responsable d’Entreprise Agricole. C'est une formation continue qui se fait sur une période d’un an et qui s’adresse à des personnes ayant déjà eu une activité professionnelle. Plus précisément, je fais faire le BPREA “Installation en Agriculture Biologique - spécialité maraîchage”.

Il s’agit donc pour toi d’une bifurcation par rapport à ta formation initiale. Peux-tu m’expliquer ce qui t’a amené vers ce Brevet Professionnel ?

Mon parcours a été très classique. Au lycée, j’étais en maths-physique. J'aimais bien les cours. J'ai donc fait assez naturellement une prépa, sans forcément m'ouvrir au monde parce que c'est compliqué en prépa. Une fois que j’ai intégré l’école d’ingénieurs, j'ai commencé à lire des articles, à discuter avec des personnes, à m’ouvrir au reste du monde. Je me suis alors rendu compte de l'état de la planète, d’un point de vue climatique, environnemental, social, les injustices, etc. Je me suis dit “C'est une aberration de faire des maths et de l'informatique à un niveau aussi poussé, alors qu’on n'est pas sûr de ce à quoi ça va servir, ni à qui ça va servir”.

Je me suis alors posé la question des leviers d’actions qu’on peut avoir par rapport aux enjeux climatiques et environnementaux. L'agriculture m’est apparue comme un facteur extrêmement important sur lequel on peut jouer. Je pense qu’un moyen d’avoir un modèle agricole plus respectueux des Humains et de la Terre, c'est d'avoir plus de agriculteurs ou agricultrices, sur des parcelles plus petites et sur des circuits plus courts. Je me suis dit “Pourquoi pas moi, allons-y !”. C’était dans le courant de la deuxième année d’école et je pensais encore que je pourrais être ingénieur et agriculteur, chacun à mi-temps. Ma réflexion s’est poursuivie pendant ma spécialisation de troisième année en ingénierie de développement durable. Je me suis alors questionné sur l'intérêt de l'ingénieur et sur sa place. J’ai alors réalisé que je me sentirais beaucoup plus à l'aise dans le milieu agricole.

Quelle conséquence cette réflexion a-t-elle eu sur tes études ?

J'ai quand même terminé ma spécialité. J’ai fait mon stage puis travaillé pour un total de neuf mois pour une association de sensibilisation au changement climatique, la Fresque du climat. On voyait les chiffres qui montraient qu’on avait sensibilisé plusieurs dizaines de milliers de personnes. C'était hyper gratifiant de me dire que les outils sur lesquels j’avais travaillé avaient permis de faire ça. Mais, d'un autre côté, tous les jours, je me disais “Tu prêches la décroissance, tu prêches la sobriété, mais est-ce que tu le fais vraiment, toi ?”. Ma vie était relativement sobre, mais, sobre pour une personne qui vit en ville, c'est-à-dire que je consommais quand même. Je n’étais pas très à l’aise de ne me sentir qu’un écolo de la ville.

J'avais donc de plus en plus dans le coin de la tête le projet de devenir agriculteur. Mais je voulais être certain que ça me plairait vraiment. Je me suis dit que le mieux était de tester et j’ai commencé à faire du wwoofing. Le wwoofing, c’est basé sur l’échange. Le wwoofer est accueilli dans des fermes. Il s'engage à travailler au moins 20 heures par semaine. En contrepartie, l'hôte agriculteur s'engage à ce que le wwoofer soit logé, nourri, blanchi, mais surtout à partager et à échanger sur son activité agricole. Ah oui, je précise que, quand je dis agriculteur, c'est agriculteur ou agricultrice. J’oublie parfois de le dire.

J'ai fait du wwoofing de début février à fin octobre 2021. Je suis resté environ un bon mois sur chaque ferme. Cela m’a permis de découvrir une diversité de fermes et de pratiques tout en ayant assez de temps pour apprendre comment elles fonctionnaient, pourquoi tels choix avaient été faits, etc. Je me sentais plus comme un stagiaire que comme un wwoofer. Mon but était vraiment de me former de manière pratique aux techniques agricoles. J’ai fait bien plus que les 20 heures requises, plutôt 40 ou 50 heures par semaine.

Photo choisie par Arthus

Et donc, ce test de métier d’agriculteur a été concluant ?

Au fur à mesure que j'expérimentais sur les fermes, je me sentais de plus en plus à l'aise dans ce milieu. J’ai fait des rencontres de personnes qui étaient hyper inspirantes, de certains agriculteurs qui l’étaient devenu après une reconversion. Ça m'a beaucoup inspiré. Sur chaque ferme, c'était des pratiques différentes, des techniques différentes, des philosophies différentes. C'est génial tout ce que j'ai appris en 8 mois ! Cette diversité d’expériences a vraiment été puissante.

Mais j’ai aussi réalisé qu’il me manquait des connaissances théoriques, par exemple en agronomie, sur les besoins des plantes. Et être agriculteur, c'est aussi être chef d'entreprise. Il y un aspect administratif, de la comptabilité, etc. C’est la première chose qui m'a fait me décider à m’inscrire en BPREA. Il y a aussi le fait que, pour m’installer en tant qu’agriculteur, il y aura des subventions auxquelles je ne pourrais pas prétendre si je n’ai pas de formation agricole. C’est triste à dire mais ce sera donc plus difficile. Le troisième point c’est que je suis originaire de Rhône-Alpes et c’est là que je voudrais m'installer. Je vais faire mon BPREA dans la Drôme et la plupart des personnes de la  formation viendront de la région. Ça me permettra de faire des rencontres. En stage, ce sera encore d'autres rencontres. C'est essentiel de se connaître. Cette année, j’ai pu voir que, sur les marchés, il y a beaucoup d'entraide entre maraîchers parce qu’ils se connaissent. C'est très rassurant de voir ça.

Est-ce que ta famille a bien accepté que tu quittes le prestige du parcours de l’ingénieur pour te tourner vers l’agriculture ?

Oui, ça se passe bien. Ils m’ont dit “Si c'est ça que tu veux faire, il faut que tu le fasses”. Sur ces questions, ça se passe bien.

As-tu eu la crainte de perdre des amis ?

Oui, j’ai perdu quelques personnes. Avec certaines, je m'entendais bien mais ça n’est plus possible avec elles. Mais, en général, les gens me soutiennent. Ils sont même souvent assez curieux et ouverts. C'est pour ça que je n'ai pas eu tant de pertes d’amis que ça.

Est-ce que ce changement s’est fait facilement, de passer de futur ingénieur informaticien à futur maraîcher ? As-tu ressenti des doutes ou des freins avant de te mettre en action ?

Le frein que j’ai eu au départ, c’est que, pendant les 8 mois de wwoofing, je n'allais pas avoir de salaire. Je savais que j’aurais en réalité très peu de dépenses mais il suffit d'un gros événement et on dépense un peu plus.

As-tu dû faire face à des difficultés voire des échecs ?

Pour les échecs, je pense que c'est très dur à dire car mon changement est en cours. On pourra dire qu’il est terminé quand je serai installé dans ma ferme depuis 4 ans et que je réussirai entièrement à en vivre ! Actuellement, j'en suis au tout début de ma transition. Donc, pour le moment, je n’ai pas le sentiment d’avoir eu des échecs.

Côté difficulté, lors du wwoofing, il y a eu le fait que j'étais généralement seul sur des fermes avec des agriculteurs qui avaient tous la quarantaine. Parfois, être avec des gens de ma génération m’a un peu manqué. D’un autre côté, ces face-à-faces m’ont permis d'avoir beaucoup d’échanges avec les agriculteurs ou agricultrices. Certaines journées, j’ai l’impression que je ne me suis pas arrêté de poser des questions de 8h30 jusqu'à 22h !

L’autre difficulté a été lors de la candidature au BPREA. J'en ai choisi un qui est assez demandé. Un des critères de sélection est d’avoir au moins 1 an d'activité salariée. Dans le dossier de candidature, il a fallu que j’explique pourquoi je voulais me reconvertir sans avoir vraiment travaillé. Finalement, j’ai été pris mais je suis un des plus jeunes de ma classe.

Photo choisie par Arthus

Pour revenir au début, comment s'est passée ta prise de conscience écologique/sociale ? Comment l'as-tu gérée ?

Comment je l'ai géré ? Si je ne devais dire qu’un mot, je dirais “mal” ! Ma prise de conscience, je crois que ça a été par une vidéo d’Aurélien Barrau de même pas dix minutes. Il parlait des enjeux environnementaux et sociaux à venir, des réfugiés climatiques. C'était des thématiques dont je n'avais jamais entendu parler. Je me suis pris une méga claque. Alors, dans un premier temps, je suis rentré dans une espèce de boulimie d'informations. J'allais beaucoup sur Reddit. A chaque fois, j’avais des flux d'informations sur les crises environnementales, le climat, la société, le féminisme. C’était des informations extrêmement nocives et déprimantes pour moi mais je voulais apprendre et ne rien louper. J’avais peur sinon de ne pas savoir comment mieux agir.

J'étais étudiant, donc j’étais souvent avec des amis. Mais les moments où j'étais seul, je ne me sentais vraiment pas bien, des grosses crises d’éco-anxiété, de panique. Quand j'étais en soirée, ça me faisait du bien jusqu'au moment où je devais partir en disant “Je vais exploser”. Enfin bref, ça n'allait vraiment pas bien. Et puis, il y a eu la troisième année de spécialisation. Pendant la période des cours, j'ai enfin pu parler avec de nombreuses autres personnes qui étaient touchées par les mêmes problèmes que moi. Ensuite, pendant mon stage, j’ai eu un sentiment récurrent de culpabilité. Même si je m'investissais comme un taré, je me disais “Tu pourrais faire plus, tu pourrais faire autre chose de plus efficace, pourquoi tu ne le fais pas ?”

Et maintenant, comment gères-tu ces émotions ?

Un peu avant d’aller sur les fermes, j'ai quitté tous les réseaux sociaux. Sur les fermes, j'étais complètement déconnecté. Je me suis senti vachement plus léger. Je me posais encore parfois des questions sur l’utilité de ce que je faisais. Mais ensuite, on faisait les marchés. C'était hyper gratifiant de voir le fruit de son travail. Je voyais tous les produits que les gens nous avaient achetés. Je me disais qu’ils ne les avaient pas achetés en grande surface où ils auraient été avec plein de produits phytosanitaires qui déglinguent le sol.

Actuellement, même si je continue parfois à me demander si je ne pourrais pas faire d’autres choses plus efficaces, c’est en agriculture que je me sens à l’aise et efficace. Je me souviens, en avril ou mai, un ami m’appelle pour me proposer d’aller faire une action. Je lui dit  “Et bien, là, je suis en train de planter du basilic”. Je lui dis aussi que ça n'était que comme ça que je me sentais utile, parce que je n'arrivais pas à me sentir à l'aise en faisant de l'activisme ou de la sensibilisation. Et il m'a dit “A partir du moment où tu ne te sens pas à l'aise, tu ne seras pas efficace. Si tu sens que ce que tu fais, ça marche, alors fais ça”. Et, en fait, cette personne a extrêmement raison !

Tu es donc certain de ce que tu veux faire maintenant.

Globalement oui. Mais je ressens qu’il y a quand même quelques limites. La première, c’est que je me demande parfois si planter des carottes, ça suffit pour diminuer les problèmes de changement climatique. La deuxième limite, c'est que, et ça fait râler de dire ça, dans le métier d'agriculteur, tu travailles 70 heures par semaine et, à la fin, tu arrives à peine à sortir un SMIC. J’ai un peu peur de finir par m'éloigner de mes valeurs simplement parce qu’il faut bien manger. Mes valeurs, c’est de proposer des produits de qualité et des alternatives au système productiviste. J’ai peur de finir par choisir de cultiver certains produits parce qu’ils rapportent plus et non pas parce qu’ils sont plus intéressants nutritivement.

La prise de conscience environnementale et climatique est souvent assez tabou, il est souvent difficile d’en parler à ses proches. Cela a-t-il été ton cas ?

Pas du tout. En fait, j'ai été élevé avec des valeurs écolos du type "Ferme l’eau quand tu te brosses les dents”. Même si, après, on allait manger un steak et donc cramer autant d'eau qu’en 8 heures de brossage de dents ! J'avais intégré beaucoup de petits gestes et, avec mes copains, c’était un peu devenu le running-gag : “Eteins la lumière, sinon Arthus ne va pas être content !”. Ça m'a fait aller plus à fond dans le personnage d’écolo. Une sorte de coming-out à l’envers !

Côté famille, ça a parfois un peu clashé. Mais, en général, ça se passe bien. Ils comprennent et savent que c'est un sujet qui me tient à cœur. Une fois, je leur ai même parlé de mes crises d’éco-anxiété. Ça leur a fait mal et ils ont essayé de m'aider.

Avec tes proches qui n’ont pas la même prise de conscience que toi, comment le gères-tu ?

J’ai un peu fait le deuil d’essayer de convaincre les gens, y compris mes proches. Je parle avec des personnes qui sont ouvertes, avec lesquelles c'est facile d'avoir une discussion et d’échanger. Mais il y a beaucoup de personnes pour lesquelles je me dis “Là, ça n'est même pas la peine, donc je vais juste parler de la pluie et du beau temps”. Parce que c'est un peu gaspiller son énergie, parce qu'on arrivera à rien à en faire et surtout que ça me fait beaucoup de mal.

Est-ce qu’il y a des choses que tu pensais indispensables à ton bonheur et dont tu réalises aujourd’hui que ça n’est pas le cas ?

Je pense que la seule chose indispensable à mon bonheur, c'est les autres. Je suis quelqu'un de très minimaliste. En wwoofing, je me suis mis à posséder beaucoup moins de choses matérielles. J’ai réalisé que, par contre, la relation humaine était indispensable à mon bonheur.

Y a-t-il des choses que tu regrettes de ta vie passée ?

De ne pas l'avoir fait plus tôt ! Et d'avoir fait une formation si longue. Plus exactement, je ne le regrette pas, mais si c'était à refaire, je ne le referais pas. Ce que je regrette, en revanche, c’est de ne pas m'être ouvert plus tôt au reste du monde.

Qu’est-ce qui fait que pour rien au monde tu ne retournerais à ta vie d’avant ?

Le mal-être ! Je rigole, mais c'est vrai. Pour rien au monde, je n'ai envie de me ressentir mal à l'aise, je n'ai plus envie de me sentir coupable d'exister comme ça m'arrivait avant. Je pense que c'était lié à mon mode de vie de personne qui habitait à la ville et qui ne faisait pas forcément grand-chose. Pour rien au monde, je ne retournerai à ça. Et puis, quand tu as vécu au milieu de nulle part, quand le matin, tu sors de ta caravane, tu mets tes bottes, tu es dans la forêt, tu as une vue sur une forêt immense… Et bien, tu n'as surtout pas envie d'ouvrir tes volets et de voir le HLM d'en face !

Qu’est-ce que ta mise en action a changé pour toi et autour de toi ?

Elle a changé mon lieu de vie et mes habitudes de travail. Mais surtout, elle m'a permis de gagner du sens. C’est ça : du sens et de la cohérence avec mes valeurs. Et du coup, un certain bien-être.

Qu’est-ce qui te met en mouvement aujourd’hui ?

En fait, tellement de choses et tellement rien ! Je vais dire l'amour de la vie, en gros. Ce qui me met en mouvement, c'est de préserver. De préserver pour que chaque individu vivant puisse continuer à vivre sereinement dans un monde habitable.

Photo choisie par Arthus

As-tu d’autres projets ?

Le projet que j'ai actuellement va déjà bien m'occuper ! Après le BPREA, je vais encore tourner sur deux ou trois fermes en tant que salarié. Cela me permettra de continuer à apprendre la pratique, de gagner en expérience et de gagner un peu d’argent pour pouvoir ensuite m’installer. J’essayerai de passer au moins un an ou un an et demi sur la même exploitation. Parce qu’en agriculture, il y a des choses qui sont sur des échelles de temps tellement longues. Parfois, on fait des choses en février pour qu'elles aient un effet en juillet.

Mais sinon, pour dans plus longtemps, j'aimerais faire de l'aide à l'installation agricole, à la transmission agricole. Mais d'abord, j'aimerais bien recevoir cette transmission avant d’aider d’autres personnes !

Comment imagines-tu l’avenir ?

D'un point de vue personnel, je me vois avec ma ferme, avec peut-être quelques associés dans un collectif. Mais mon but ne serait pas de subvenir uniquement au collectif. Faire de l’autonomie alimentaire, je trouve ça complètement égoïste. Je me vois au contraire créer de la résilience pour une petite communauté locale et proposer une alternative saine, aussi bien pour les Humains que pour la Terre.

D'un point de vue du système, j'ai presque arrêté de me poser la question. Supposons qu'il y ait un ou plusieurs effondrements de la société économique, de la société productiviste, je ne pense pas que ça changera mon projet.

Est-ce qu’il y a quelque chose ou quelqu’un qui t’inspire ?

Ce qui m’inspire, ce sont les actions collectives. Se retrouver simplement pour parler de choses et d'autres, environnementales, sur le féminisme, le racisme, ça m'inspire à fond ! Cela me permet de me dire “Mon gars, tu n'es pas tout seul à penser ça, il y en a plein d'autres et voici comment on peut agir”. Ceci dit, deux fois sur trois, c'est juste de la masturbation intellectuelle ! Mais ça a au moins le mérite de sentir qu'on n'est pas seul.

Parce que, souvent, il y a ce sentiment de solitude lié au fait qu’on a l’impression que personne ne passe à l'action. Dans les fermes, se retrouver dans un milieu agricole méga-alternatif, où tu as des personnes qui ont les mêmes valeurs que toi, ça a été hyper enrichissant. Les personnes étaient vraiment engagées dans la protection de l'environnement et sur les enjeux sociaux. Et on a eu vraiment des discussions super intéressantes concernant les alternatives au système capitaliste.

Est-ce qu’il y a des choses dont on n’a pas parlé et que tu souhaiterais ajouter ?

J’aimerais ajouter que, pour l’interview, je me suis concentré sur la problématique environnementale mais il y en a plein d'autres, notamment le féminisme, le racisme, la cause animale... Ces thèmes sont tous aussi extrêmement importants.

Merci Arthus. Je te souhaite bonne route et bon cheminement.

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